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Portraits de diplômé-e-s de l’ESIGELEC au parcours professionnel remarquable et qui n’ont jamais oublié leurs années d’étudiant-e.

Aujourd’hui : Othman Chiheb, responsable projet marketing, Microsoft.

Quel est le point commun entre le premier gala réunissant les étudiants des grandes écoles de l’agglomération rouennaise au Zénith de Rouen et les « 24h Holographic Surgery », une première mondiale mobilisant une douzaine de pays autour de la chirurgie holographique avec HoloLens 2 ? Un homme : Othman Chiheb. Ce diplômé de l’ESIGELEC, aujourd’hui responsable projet marketing chez Microsoft, en charge de la réalité mixte, est de ceux qui aiment à relever les défis, franchir des obstacles, faire bouger les lignes.

Cela a été le cas quand, impliqué à la tête du BDE de l’école d’ingénieurs, vint l’idée d’organiser un évènement rassemblant 5 000 étudiants issus d’une quinzaine d’établissements. Cela ne s’était jamais fait auparavant. Et quand il a fallu constituer une équipe, aller parler aux associations étudiantes, rencontrer les collectivités locales, orchestrer la communication, gérer le budget, il s’est lancé dans l’aventure sans hésiter, sans compter son énergie, avec le soutien de l’ESIGELEC (« qui m’a donné les moyens et le temps de m’investir dans ce projet »), pour un résultat à la hauteur des efforts déployés, qui fut même reproduit avec autant de succès l’année suivante.

Bien sûr, le tout récent tour de force mondial autour des nouvelles pratiques chirurgicales comportait une organisation et de responsabilités d’une toute autre dimension. Mais le fond reste le même : de l’engagement, de la passion, de l’envie, de l’innovation et une certitude : « rien ne doit faire trembler ou douter. On doit être convaincu qu’on va réussir, sinon cela ne marche pas ».

Une première mondiale en réalité mixte

HoloLens est porté par Microsoft pour aller plus loin que la réalité augmentée et la réalité virtuelle : c’est l’addition des atouts de ces deux technologies pour aboutir à la réalité mixte. Un ordinateur mains libres, placé sur la tête comme un casque, associé à des solutions logicielles affichant des informations, sous forme d’hologrammes en haute définition, permettant de scanner en temps réel l’environnement et d’agir avec lui.

« C’est une nouvelle forme de travailler, de se former, de collaborer qui redistribue les cartes de l’innovation », s’enthousiasme Othman Chiheb. « C’est comme passer de téléphone au smartphone : une authentique rupture, un nouveau monde, le moyen de relever d’autres défis ». Et le secteur industriel s’engouffre avec passion dans ce paradigme : la culture, l’éducation, l’aérospatial, chacun trouve son compte. « La santé est le domaine qui va le plus profiter de cette technologie. Il va ainsi entamer vraiment sa révolution digitale », explique-t-il. La réalité mixte permet, en préopératoire, d’effectuer des examens en 3D du patient, pendant l’opération, de partager en temps réel avec un confrère et bénéficier d’expertise. « J’ai voulu montrer qu’on parle du présent, d’un système qui apporte de la valeur immédiatement », précise Othman. « Et pour se faire entendre, il fallait frapper un grand coup : organiser un tour du monde d’opérations chirurgicales, complété par des séries de conférences et de témoignages de praticiens ».

C’est ainsi qu’est né le projet, réaliser, filmer et diffuser 12 chirurgies holographiques dans 12 pays différents pendant 24 heures. La pandémie mondiale a obligé à deux reprises à reporter l’évènement, qui s’est finalement déroulé les 9 et 10 février dernier. 130 pays ont suivi la diffusion (organisée en collaboration avec l’AP-HP), plus de 70 experts de la santé ont apporté leur point de vue, 15 tables rondes ont été organisées et 15 000 vues ont été collationnées, sans compter une très importante couverture médiatique dans le monde entier.

Trois années d’épanouissement

Une vraie, grande, belle réussite, de celle dont Othman n’osait sans doute pas encore rêver quand il a quitté Casablanca et son Maroc natal pour rejoindre une classe prépa à Metz. « Je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. J’avais un bon niveau en filière scientifique, j’étais donc dans un parcours classique », raconte-t-il, se référant aussi à son frère qui avait suivi le même chemin. Ce furent deux années intenses, pendant lesquelles le travail est le seul horizon et les limites sont toujours dépassées. Une marche forcée, une façon de se forger un caractère et de se muscler le cerveau. Après les résultats des concours, peut-être un peu en deçà de ses ambitions initiales, Othman avait la possibilité de refaire une seconde année de prépa pour augmenter ses notes, ou de passer des oraux dans un certain nombre d’écoles.

Et c’est là que tout a basculé. « Je me suis dit que faire un oral pourrait ajouter à mon expérience, constituerait un bon exercice pour la suite ». Il a donc pris le train pour Rouen, sans autre objectif que ceux-là. Et pendant les quelques heures passées à l’ESIGELEC, sa vision a changé : « je me suis senti dans mon élément. J’ai discuté avec des professeurs, des anciens élèves, j’ai vraiment pris conscience que c’est ce que je recherchais comme formation ». Pendant le voyage de retour, son choix fut fait : « j’ai réfléchi sur ce que je voulais faire, sur ce qui me correspondait totalement, en étant honnête avec moi-même. Je m’étais tellement bien senti à l’ESIGELEC que j’ai décidé de rejoindre l’école ».

Ce furent trois années d’épanouissement personnel et professionnel. « L’ESIGELEC, c’est une formation de vie », résume-t-il. « La pédagogie, les intervenants extérieurs, les professeurs, le système très pertinent de dominante, tout est bien construit et pensé pour le développement de l’étudiant. L’ESIGELEC ce sont aussi des valeurs, une ouverture d’esprit. J’ai grandi dans ma connaissance des autres, avec le multiculturalisme de l’école, tous les profils, les parcours que l’on peut croiser. Cet aspect humain constitue l’une des dimensions spécifiques de l’ESIGELEC, et à cet âge, à cette période de la vie, c’est essentiel ».

Le beau succès de l’évènement organisé au Zénith lui a donné l’impulsion qu’il recherchait. Plus qu’ingénieur, c’est dans le marketing qu’il décida de se diriger. Il a alors intégré un Master spécialisé sur ces questions à Neoma Business School. « J’avais fait de l’opérationnel, je voulais passer à la théorie », sourit-il. Il effectua son alternance chez Microsoft, intéressé par sa double compétence, avant de décrocher le titre de Major de promo. Othman a donc commencé sa carrière chez le géant américain, avec le rôle d’animer la communauté des étudiants ambassadeurs, puis après d’autres expériences professionnelles (notamment comme commercial dans une start-up évoluant dans le développement des applications mobiles), il a rejoint Microsoft en avril 2018, d’abord dans un poste de commercial puis dans les responsabilités qu’il exerce aujourd’hui. « Je travaille sur des sujets entièrement nouveaux, très concrets, avec beaucoup d’opérationnel, Mais aussi beaucoup de sens. Car une innovation sans sens et sans valeur ajoutée est vouée à l’échec. C’est immense et c’est passionnant, on se réinvente tous les jours, on est dans l’efficacité, le top-niveau, l’attention maximum portée au client ; tout doit aller très vite, c’est une pression positive qui permet de faire avancer les choses ».

Dans ce rythme quotidien, résonne l’écho de l’ESIGELEC : « j’y ai appris à me débrouiller, à trouver des solutions, à dire « oui » et à assumer. C’est le même fonctionnement chez Microsoft : savoir-faire, dans la bienveillance et la positivité ». Une façon de continuer à maintenir la relation, ce qu’il fait avec plaisir : « je suis redevable de l’ESIGELEC, qui m’a fait grandir. Je suis toujours disponible pour intervenir dans des salons, partager mon expérience. C’est un lien authentique qui m’unit à l’école ».

Retrouvez tous les portraits sur https://www.esigelec.fr/fr/success-story

Post Author: ESIGELEC

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